De décembre 2007 à mai 2009, soit pendant 497 jours, le reporter Jean-Paul Ney a été retenu en otage par le président ivoirien Laurent Gbagbo. Le reporter était parti sur place pour couvrir un probable coup d’état qui pesait sur le régime ivoirien. Pour les besoins de son investigation, il avait suivi une équipe de mercenaires français chargés de liquider Laurent Gbagbo et de placer au pouvoir l’opposant politique Ibrahim Coulibaly. Alors qu’il devait rejoindre les unités de la rébellion dans le nord du pays, Jean-Paul Ney et son guide ont été enlevés par les escadrons de la mort de Laurent Gbagbo. Ces derniers ont été portés disparus pendant plusieurs heures. Après avoir été torturés et menacés d’exécution, ils ont été envoyés dans les géoles de la DST ivoirienne puis, un mois après, à la MACA, la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, l’une des pires prisons d’Afrique, ils y connaitront la faim, la peur, les exécutions sommaires mais aussi une très grande solidarité. Jean-Paul Ney (grand reporter et fondateur du site lesgrandesoreilles.com) a décidé de publier son enquête extraite de l’ouvrage qu’il est en train d’écrire.

Témoignage et photos exclusives: Il a pu se procurer un carnet et un appareil photographique, exerçant alors son métier au cœur même de l’enfer et au péril de sa vie à chaque photo, à chaque mot noté sur le carnet…
J’ai mal, j’ai très mal. Je ne sais pas par quel miracle je tiens debout, mon nez me fait encore souffrir et je pense avoir une côte cassée. Je fixe fortement mes mains sur une barre en métal, des grands yeux par dizaine me fixent comme on scruterait un gros poisson rapporté à terre. Je suis le seul blanc à bord de la « bétaillère », un gros camion jaunâtre dans lequel nous sommes entassés, compressés comme des animaux, il y a des gars partout, même au plafond, allongés entre les barres de fer. La majorité tient debout, ceux qui ont été passés à tabac sont allongés à même le sol. La chaleur, l’odeur nauséabonde et le manque d’air frais me portent à la limite du malaise, envie de vomir en prime. Nous devons être une bonne soixantaine dans ce « camion-poubelle » de l’administration pénitentiaire ivoirienne, qui devrait logiquement n’en contenir qu’une dizaine tout au plus.
Cette nuit sent mauvais, j’ai le sentiment d’aller tout droit en enfer, des gémissements se font entendre dans la bétaillère, ils souffrent au sol, sans un frère pour les secourir : chacun a déjà ses propres problèmes…
Ca fume, si on rajoute à ça l’odeur du gazole et de la circulation – qu’on devine grâce aux sons et aux à-coups du chauffeur – la nausée est vite arrivée. Je suis trempé de sueur, je sens très mauvais, je le sais, c’est insupportable. Un type à ma droite me regarde fixement depuis quelques minutes, il s’approche de moi et me dit « on va te bouffer là-bas, puis on va te faire le cul, prépares toi petit blanc »…
La MACA, maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, l’une des plus dangereuses et l’une des pires d’Afrique est un véritable mouroir où la justice ivoirienne entasse les combattants rebelles – à majorité musulmans – ainsi que les bandits de grands chemins et autres assassins. Pourtant dans ce grand village, où tout s’achète, se retrouvent aussi des homosexuels, pédophiles, drogués, petits voyous à l’arrache et surtout, une grande majorité de pauvres, dont le seul recours pour survivre a été de voler un fruit ou un morceau de pain.
La première chose qui marque c’est l’odeur, une odeur qui imprègne les murs, les vêtements et s’incruste dans la peau, une odeur d’humidité, de pisse et d’excréments, se mélange aussi chaque jour à cette odeur l’effluve du riz pénal et de sa sauce, un mélange immonde cuisiné dans des conditions d’hygiène déplorables, que mangent pourtant quelques 1500 personnes pour vivre, mais ce riz tue à petit feu…
Nous sommes « officiellement » 5800 prisonniers – sans compter les oubliés – pour 1500 places, la surpopulation est la première cause de maladies, de violences et d’agressions sexuelles. Dès les premiers jours j’ai décidé de faire ce reportage à mes risques et périls. Bien qu’interdit de quitter le bâtiment des « assimilés », sorte de carré VIP qui n’a de VIP que son nom, j’ai pu très vite disposer d’une relative liberté pour aller visiter les malades et surtout enquêter dans la plus grande discrétion au cœur de la prison. Face à moi, le bâtiment B, celui des prévenus, c’est-à-dire des personnes dont la détention provisoire s’avère nécessaire à la manifestation de la vérité pendant la durée de l’investigation, hors, j’ai croisé des détenus dont la détention, dite provisoire, dépasse les 5 ans et peut aller jusqu’à 10 ans, comme le dit Armand « nous sommes les oubliés, moi-même la justice ne sait plus que je suis ici, mon dossier a disparu et je n’ai pas d’argent pour prendre un avocat, je suis ici pour une affaire de vol, tous les jours pour survivre je vends des légumes et des condiments, sinon je serais obligé de manger le riz pénal qui rend malade ».
Armand n’est pas seul, Moussa est un chauffeur malheureux qui a embouti une voiture a un carrefour, cela fait cinq ans qu’il attend un jugement… Les exemples sont nombreux, les injustices se comptent par milliers, tout comme l’affaire de Bamba, un jeune « majeur-mineur » c’est-à-dire plus assez mineur pour être logé dans le bâtiment des mineurs, mais assez grand pour affronter le monde sans pitié de la vraie prison. Bamba se prostitue depuis quelques mois, il est logé au 4e étage, là où sont parqués tous les jeunes de son âge. « moi et mes amis avons été raflés par les gendarmes, on nous a dit que nous étions des rebelles et que nous préparions un coup d’Etat, depuis, je suis là, et le greffier demande 300.000 Francs CFA (458€) à ma famille pour que je sorte… ». Bamba est rentré dans le système du pire pédophile de la Maca : Django. Ce « chef-pédophile » comme le nomment les pasteurs évangéliques est chez lui ici depuis plus de dix ans. Multi condamné, Django accueille les jeunes majeurs dès leur arrivée : « il m’a proposé sa protection, un matelas, de l’eau pour me laver, de la véritable nourriture et non pas le riz pénal. En échange, je devais coucher avec lui et être ‘sa femme’. Lors de la mutinerie de décembre 2008, Django sera battu à mort par cinq gendarmes devant une centaine de témoins, dont « ses femmes ».
Jean-Paul Ney
Fin de la première partie.
Les photographies publiées dans cet article sont la propriété exclusive de Jean-Paul Ney et ne peuvent être reproduites sous peine de poursuites.




















juillet 27th, 2010 à 8 h 01 min
Il paraît que dieu est amour…. Á vous lire dieu n’existe pas !
Effrayant !! Je viens de lire votre article et vous avez raison de le porter à la connaissance des néophytes de l’existence. Hélas, les camps de supplices, qu’ils soient primitifs comme celui que vous décrivez ou plus raffinés dans nos pays « dits civilisés » font les mêmes dégâts, ils rendent fous. Parfois plus fous mêmes que les tortionnaires qui y exercent leur « art ». Mais c’est ainsi lorsque la valeur de l’homme n’est rien d’autres qu’une vulgaire matérialité à monnayer, balayant le sacré de la vie. Je n’incrimine personne en particulier, nous sommes tous responsables de ce misérable laissé faire, qui d’une façon ou d’une autre nous revient toujours dans la face.
Dans ces sociétés nouvelles que l’on ose appeler modernes ou qui se revendiquent communo-nationalistes (à outrance), la violence est un rite qui remplace tous ceux qui rattachés à l’essence d’une culture légitime portaient sur le chemin de la sagesse. Maintenant plus que jamais, tuer, violer, humilier, abuser, soumettre au nom de l’argent et de la religion (ce qui par ces temps de disette intellectuelle est presque un pléonasme), remplace les usages temporels qui permettaient de s’élever dans un autre univers. Le sang, la douleur, l’indifférence et la torture sont le virtuel social mondialisé, étalé sur le destin réel des prochaines victimes innocentes ou en mal de sensations.
C’est une civilisation du paraître où l’être supplicié sera toujours l’autre jusqu’à ce que ce soit mon/votre/notre tour dans la plus grande insouciance d’un décor grotesque. Parce que oui, tout est démesuré dans cette société spectacle, y compris la violence et la souffrance Monsieur Ney ! Il faut que ce soit du sensationnel, il faut que ce soit énorme, il faut que ce soit monstrueux pour frôler le peu d’esprit qui occupe les corps fichés des millions d’être humains qui occupent cette planète.
Le paysans chinois perdu dans sa montagne n’intéresse personne, l’enfant des steppes qui s’amuse à voir évoluer une fourmi pas plus. ON, les accrocs de la vie en représentation factice ne les voit pas, DONC ils n’existent pas au monde du paraître. Cette civilisation qui s’autodétruit par la bassesse de sa stupidité brutale et superficielle ne mérite que ce qu’il lui arrive.
Je suis juste un peu triste pour ceux qui vont naitre maintenant que nous savons ce que l’homme vaut vraiment. Je pense que le mieux serait de ne plus faire d’enfant. Mais aller dire cela à des personnes pour qui la reproduction n’est qu’instinctive ou accident par carence culturelle ou économique, et qui inconscientes du monde qui les entoure produisent les prochaines victimes et les assassins de l’humanité. Dans ces conditions, il est tout à fait regrettable que le ventre des femmes devienne une arme mortelle. Plus déshonorées par une telle civilisation nous n’y avions plus pensé, pauvre de nous ! L’amnésie nous joue des tours puisque dans l’histoire il y a eu des précédents.
Quel être humain digne de ce nom et doué d’entendement, voudrait se reproduire pour faire de sa progéniture un martyre ou un bourreau ? Sachant que notre royaume ou le dieu bisness n’offre aucun autre choix que la haine et le profit par la destruction de l’autre.
Á ce jour dans TOUTES nos sociétés Monsieur Ney ceux qui se disent différents par leurs mœurs, leurs religions, leurs modes de vie sont tous des fumistes partout sur la planète. Il n’y a pas de différence entre un ben Laden et un Buch, , pas de différence entre un blanc et un noir, pas de différence entre le discours d’un financier et d’un prêcheur, pas de différence entre les lieux de culte et les banques.
Il n’y a qu’une chose qui mène ce monde : dominer. Dominer à tous prix sur les corps et les esprits par tous moyens. Vous l’avez compris maintenant. Les hommes ne valent pas grand chose, à défaut de se dominer eux même ils veulent contraindre les autres. Beaucoup finissent par valoir bien moins que les animaux, qui eux n’en sont pas encore réduits à cet état de décadence, vous l’aurez remarqué ! Alors si nous leur laissions la planète puisque nous ne savons plus rien construire d’autre que notre propre extermination mondiale ? !
Nous sommes tous sur le même radeau Monsieur Ney, celui d’une mort programmée selon le vouloir des plus carnassiers. Pour atteinte ce but de déchéance ils s’entendent très bien ! Ce radeau part à la dérive, vous le confirmez par vos propos. Que voulez vous, par cet état d’esprit unique de la mondialisation (quoi que certains s’en défendent à tort), où Martin Luther King et Gandhi amusent la galerie de nos « puissants », pouvions nous encore attendre autre chose que cette déchéance que vous écrivez ??
Les guerres quelques soient leurs formes (financières, armées, bactériologiques, mentales ….) sont des conneries monumentales, mais puisque que vous la réclamez tous à cœur et à cris, qu’on en finisse !!! Ce que vous décrivez et qui vous a marqué à tout jamais n’est qu’un détail pour nos gouvernants, chacun selon l’endroit où il se trouve a eu ou aura son lot tant que la paix ne sera pas primordiale.
Mais la paix il faut y réfléchir, et l’homme moderne n’est équipé ni pour la réflexion ni pour assumer la VIE. Lui il est conçu pour une stratégie unique et un profit radical par la destruction, alors vous voyez bien c’est sans espoir……….
Je ne suis pas Anarchiste, gauchiste, droitiste…. Je suis pacifiste Monsieur Ney,(ce qui ne veut pas dire que j’accepte toutes les injustices, loin de là !), donc respectueuse de votre vie et de celle de tous les autres, tout simplement. Je sais, c’est bien plus risqué et moins confortable que d’être belliqueux universel, mais c’est un engagement choisi et je l’assume.
Bon courage à vous.
Marie
août 31st, 2010 à 12 h 43 min
On est bien chez nous !!! On comprend un peu mieu pourquoi après une pareille expérience cet afflux d’ étranger venu d’ Afrique .
septembre 1st, 2010 à 9 h 36 min
D’accord que la MACA est un mourroir. Mais je suis pas d’accord quand il est écrit que « maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, l’une des plus dangereuses et l’une des pires d’Afrique est un véritable mouroir où la justice ivoirienne entasse les combattants rebelles – à majorité musulmans ». La MACA existe avant la crise armée! ce n’est donc pas une prison pour les rebelles et les musulmans. Arrêtez de diviser les IVOIRIENS !
septembre 1st, 2010 à 12 h 50 min
c’est déplorable de savoir ke des êtres humains sont traités de cette façon même si ce sont des prisonniers. ce genre d’acte ne peut k’appartenir à la barbarie africaine. pauvre côte d’ivoire, pauvre afrique!!!
septembre 2nd, 2010 à 12 h 40 min
J’ai pu rendre visite plusieurs fois à M. Jean Paul Ney à la MACA et j’ai discuté plusieurs fois avec lui: il était le « Ministre des finances » d’un ami, détenu lui aussi à la MACA.
j’avoue que les mots qu’il utilise et la description qu’il fait sont assez atténués par rapport à la réalité que j’ai vu la-bas.
Je le remercie pour son courage et j’espère que son combat portera ses fruits.
Nous attendons la suite…Merci JP NEY!!! Tu es un vrai pro!
septembre 2nd, 2010 à 15 h 13 min
J’ai eu des larmes aux yeux quand j’ai lu ce reportage et vu les photos. Et ma foi, je me dis que le monde est cruel. Tu as vraiment vécu l’enfer et je ne soouhaite meme pas que mes ennemies vivent ce que tu décris. Comment peut-on traiter des êtres humains de cette façon?
J P Ney, saches que tu as mon soutien pour ce noble combat que tu viens d’engager. La vérité mérite d’être sue. Et cela permettra aux nouvelles autorités issues des prochaines élections (OUATTARA et son équipe) de mettre plus rapidement les reformes sur le système judiciaire et carceral inscrites dans leur programme de gouvernement.
Une chose est sûre, j’attends de pieds ferme la suite du reportage et t’encourage à terminer rapidement ton bouquin afin de me le procurer et j’en suis convaincu, c’est un livre qui fera un tabac en Cote d’Ivoire.
Je note egalement qu’il permettra de dissuader les candidats à la délinquance pour une Côte d’Ivoire plus paisible.
Merci et bon courage.
Konaté Dramane Aymar
septembre 2nd, 2010 à 15 h 23 min
Avec quelle genre d’appreil photo avez vous fait vos reportages.
Pour le reste c’est édifaint ce que nous apprenons là sur la MACA.
septembre 2nd, 2010 à 16 h 10 min
Très désolant.
Merci Marie pour ton texte sur l’humanité et ce que nous en faisont. Tu as plus que raison. Mais n’arrétons pas de faire des enfants. Ne nous désolons pas de l’humain. Nous avons une sacré volonté et l’histoire nous a montré que l’humanité est passé par des moments plus durs et s’en est sorti. il se trouve seulement que, avec les progrès accomplis, nous pensions que le tout est gagné. Non!!! Le travail reste. Rien n’est gagné, loin de là.
Il existe, heureusement pour nous, des coins sur cette planète et des peuples qui valorisent l’être que nous sommes. Des endroits et des moments comme Ney nous les rapportent demeurent la face sombre des hommes (pas le sexe). Nous nous devons de travailler encore et encore pour nos enfants.
Parler de ces choses ne porte pas à diviser a mon avis, mais à coriger nos erreurs et à nous entraider, à nous occuper des enjeux auquels l’Afrique doit faire face dans son ensemble (famine, instabilité sociale, insécurité, développement humain, environnement, etc.).
je reste confiant que les choses changeront. Nous ne serons probablement pas la génération qui y arrivera, mais le monde ne s’est pas fait en une matiné.
Jean-Paul, je te félicite pour ton courage. Mais n’oublions pas que tu es partit dans ce pays pour couvrir un assassinat. Tu as accepté de faire partie de cette équipe. Comme le disait Marie, le jeu du sensationnel, de l’énorme a fait que tu as voulu être de cette équipe. Alors t’es pas meilleur que les gens qui érigent ces types de prisons.
J’espère que le commentaire sera publié.
Bonne journée.
Oumar
septembre 2nd, 2010 à 18 h 55 min
La MACA, je connais bien cette maison. Les mots manqueront toujours pour decrire cet enfer. J’ai été logé par le regime Gbagbo à la cellule C114 des blindés du bâtiment C. C comme caïc, comme criminel, comme…
J’y etais du 15 octobre 2002 au 22 mai 2003 pour soit disant attentat contre l’autorité de l’etat de cote d’ivoire, d’association de malfaiteurs, d’attaque en bande armee, coups et blessures volontaires, de detruction de biens publiques et de personnes, d’assassinat d’hommes politiques, pillages et viols. J’y ai residé sous ordre du juge d’instruction Zagbaï Legnon Sebastien (je ne lui pardonnerai jamais cette decision). La MACA est plus que l’enfer. La devise est: Souris mange Chat. Arrivee a la maca dans la nuit du 15 octobre 2002, j’ai ete depouillé de tout et jetè comme un ver de terre dans la cellule C112. Apres C114, C119 et coté malade. Moi je ne pourrai jamais trouver les mots pour decrire ce lieu. C’est un enfer et dans cet enfer il y a des enfers. Les blindés sont les tops de l’enfer, lieu de punition des bandits de grand chemin. Jean-Paul Ney, je comprend votre detresse, je prefere la mort a la maca.
Maca s’est mourrir a petit feu. Ne souhaite pas qu’une epidemie de cholera te trouve la bas.
Le riz penal ou le riz cabachard, je le connais.
je n’en ajouterai pas un mot ce soir.
Bon courage Ney!
septembre 2nd, 2010 à 19 h 09 min
j’ai fais un mémoire de psychiatrie à la Maca que je n’ai pas eu le courage de publier mais vous me donnez là une leçon de courage
septembre 3rd, 2010 à 19 h 10 min
jè l’impression ke personne ne fait attention au debut de l’histoire je vous le rappel alorrr »Le reporter était parti sur place pour couvrir un probable coup d’état qui pesait sur le régime ivoirien. Pour les besoins de son investigation, il avait suivi une équipe de mercenaires français chargés de liquider Laurent Gbagbo et de placer au pouvoir l’opposant politique Ibrahim Coulibaly. Alors qu’il devait rejoindre les unités de la rébellion dans le nord du pays, Jean-Paul Ney et son guide ont été enlevés par les escadrons de la mort de Laurent Gbagbo. » bien alors on cautionne ça??? on parle de MACA comme l’enfer mais et ce kil venait faire ce dernier??? soyons logik africain cessons de jouer aux sorciers et d’accuser apres les autres. pauvre de nous, on cré la guerre dans un pays et on on en est fier
septembre 3rd, 2010 à 20 h 21 min
@Oumar et drigo :
Jean-Paul Ney, en tant que journaliste et reporter, son travail est de RAPPORTER, d’expliquer, d’enquêter !
Dans notre société moderne et évoluée, le journaliste n’est pas intouchable, bien loin de là, mais il est un témoin de la société et de l’histoire.
Chez nous, en occident, en Europe, en France, aux Etats-Unis, les journalistes sont libres et indépendants, ou essayent de l’être.
Ils peuvent rapporter des faits de société tels que : le trafic et la consommation de drogue, la pédophilie, le trafic d’armes…
Ils le font le plus souvent en caméra cachée, pour leur propre sécurité, ou à visage découvert si les protagonistes acceptent (et cela arrive parfois !) Pourtant, ils ne sont ni pédophiles, ni drogués ni trafiquants d’armes et encore moins des voyous.
Le travail d’investigation et d’immersion totale réclame du cran, de la force et un grand courage, que peu de journalistes ont et assument.
Le travail de Jean-Paul Ney est connu, son pedigree aussi, c’est SA façon de travailler, il franchit la ligne jaune et parfois la rouge pour raconter ce qu’il se passe au delà.
C’est beaucoup plus louable que la presse africaine, à grande majorité vendue au pouvoir en place et dont les journalistes sont plus des communicants au service d’un parti politique que du droit à l’information. Beaucoup de journalistes africains devraient relire la charte du journalisme.
Nous défendons l’honneur de Monsieur Ney pour cette raison: il n’a fait que son travail de témoignage. Aujourd’hui nous savons grâce à lui COMMENT s’organisent les réseaux de mercenaires, les tentatives de coups d’état et ce qui en découle (logistique, appui, organisation, exécution).
Cet article n’est que le premier d’une longue série.
En espérant vous avoir fait comprendre le rôle d’un grand reporter.
Bien cordialement.
septembre 5th, 2010 à 19 h 11 min
Très bons articles.. En tout cas ceci explique la réhabilitation du reporter Jean-Paul Ney !
Ce témoignage est très précieux !
septembre 5th, 2010 à 19 h 35 min
Merci monsieur Ney pour avoir témoigné en notre faveur !
Il esixte en France, encore des journalistes simples et efficaces à la recherche de la vérité !
septembre 6th, 2010 à 7 h 59 min
Mon commentaire d’origine n’a rien à voir avec celui que vous publiez à mon nom. Ceci me conforte dans l’idée que vous êtes des professionnels du journalisme partial & « barbouzard »
Ce crime ne restera pas impuni.
Bien cordialement.