Parole de flic, Marc Louboutin parle
Suite de l’interview de Marc Louboutin, ex-lieutenant de police et fondateur du blog de police.
Vous pouvez retrouver la première partie ici : Sécurité Publique: Marc Louboutin ne tire plus à blanc
Politique du Chiffre, primes, malaise général, politique de sécurité, violences urbaines et réalité du terrain. Marc Louboutin, le porte-parole non-officiel des flics de France dérange depuis qu’il n’a de cesse de rappeler à l’ordre les politiques et Nicolas Sarkozy sur la mission primordiale de la sécurité publique. Depuis l’affaire du SMS de Grenoble, envoyé par et pour des policiers, le malaise dans la profession la plus mal-aimée de France est palpable. Républicain convaincu, sans langue de bois, Marco parle de la police d’aujourd’hui – au contact du terrain – face à une justice qui a perdu pied avec la réalité… tout comme nos hommes politiques.
Qui commande la politique du chiffre ?
Le gouvernement, relayé par les pôles sécurité des Préfecture. C’est une activité qui est cadrée de manière hebdomadaire pour un meilleur suivi des indicateurs. Quant aux objectifs chiffrés, ils existent évidemment malgré les dénégations politiques. C’est un sujet de plaisanterie aigre douce dans toute la profession policière, PJ comprise. Certains DDSP (directeur départemental de la sécurité publique), contractualisés, touchent des primes de résultats de plusieurs dizaines de milliers d’euros en fin d’année, variables selon les cas, en fonction de cela, mais aussi du reste des bons chiffres de leur activité (gestion des heures fonctionnaires, de leur budget …)
Personnellement cela me scandalise. On entre au service de l’État pour une mission de service public, pas pour toucher des primes. Si ce sont les objectifs des cadres supérieurs de la police, qu’ils entrent dans la grande distribution. Sauf que dans un hypermarché, les tonnes de yaourt, il faut les vendre réellement pour toucher une prime de résultats. Ces primes, sorte de moyen d’attachement aux objectifs politiques, sont à mon sens une des plus mauvaises idées de Monsieur Sarkozy. Le service de l’État doit être une fierté, un sacerdoce, un sens de l’intérêt général, pas de satisfaction financière personnelle. Je trouve cela presque honteux, enfin, si je m’en tiens à ma conception du service public.
Est-il vrai qu’il vaut mieux « plusieurs petites prises, qu’un seul kilo de drogue, c’est meilleur pour les chiffres » dixit un policier des stups.
Pour les unités spécialisées dans la lutte contre le trafic je ne pense pas. Par contre, au niveau des unités de base de Sécurité publique, c’est un principe.
Mieux vaut 10 « chiteux » en détention simple d’une petite « croquette » de résine de cannabis, qu’une affaire de trafic, couteuse en personnel et en emplois temps plein, juste pour inscrire une croix (dans la police on dit un ‘bâton’) sur les tableaux de résultats. Cela fait partie des consignes récurrentes que l’on entend venant des cadres de la police nationale. C’est tout bonnement une absurdité sans nom pour la bonne raison que cela ne sert absolument à rien, ni en matière de trafic, ni du point de vue pénal. C’est de la pure esbroufe chiffrée.
30 véhicules brulés dans le parking de la gare de Grenoble le 27 juillet 2010, menaces sur la vie des policiers de la BAC… n’a-t-on pas les moyens de neutraliser ces fauteurs de troubles ?
Si bien sûr. J’ai également fait des propositions dans ce sens. Je n’ai pas envie d’en dévoiler le contenu ici pour des raisons opérationnelles. Si Monsieur Sarkozy veut les connaître, ou ses divers conseillers, il sait où demander. Il y a la ressource pour travailler correctement dans la Police Nationale, il faut juste avoir la volonté de s’y mettre. Je trouve aberrant qu’une cinquantaine de multirécidivistes par cités puissent tenir ces quartiers. Il faut impérativement activer de manière déterminée le renseignement judiciaire dans ces quartiers, savoir qui fait quoi, et faire des procédures solides. C’est une question de volonté qui manque depuis 25 ans…
La première victime de ces voyous est la population, souvent défavorisée, qui vit dans ces zones. On ne peut les laisser sous la coupe de délinquants et encore moins, pour certains, profiter des subsides illégaux. La sécurité, c’est la première des libertés. C’est cela qu’il faut rétablir dans ces territoires.

Dans les années 90, CSP Chambery. Constatations de l'incendie du château des Ducs de Savoie (à gauche, Marc Louboutin).
Non, je ne crois pas, l’enquête avance. Et au point ou nous en sommes, il faut des professionnels de l’intervention à court terme pour la neutralisation des auteurs des menaces de mort et les détenteurs d’armes à feu. On parle de manière insistante de la présence d’un lance-roquette. Le ministère de l’Intérieur possède apparemment des documents sur ces tireurs. Pour aller les chercher autant utiliser des professionnels de ce genre d’opération ponctuelles. Le tout est que le travail des policiers de terrain, concernant la délinquance dite « ordinaire », puisse reprendre au plus vite.
Comment expliquer que des policiers dont le métier passe par les armes, ne puissent pas riposter face à des hommes utilisant des armes de guerre ?
C’est une volonté politique. Monsieur Pandraud, en son temps, avait déclaré à une assemblée de CRS qu’en cas de confrontations armées, les policiers devaient sortir vainqueurs quel qu’en soit le prix.
Aujourd’hui, les discours sont durs, mais les conditions d’ouverture du feu quasi toujours sous l’unique responsabilité du policier qui utilise son arme. La légitime défense est ensuite discutée des heures dans le calme d’un salon ou d’un bureau alors que sur le terrain, cela dure quelques secondes. Le principe sur le Blog de Police est, contrairement à la légende urbaine : « Soyez prudent, personne ne vous couvre. » La plupart du temps, l’ouverture du feu par un policier est suivie d’une garde à vue à l’IGS. Ce n’est pas systématique, mais…disons souvent…
La France va-t-elle sombrer dans les violences urbaines et des émeutes comme celles que nous avons connu en 2005 ?
Si cela continue il me semble évident qu’il y aura de nouveaux troubles avant l’échéance présidentielle. Leur généralisation est un risque possible. D’ailleurs la situation actuelle à Grenoble est une illustration de ce risque. Le gouvernement a peur d’un nouveau mort côté délinquants, même si l’ouverture du feu est justifiée. Nous sommes en été, période propice à l’embrasement généralisé de banlieues en « réaction ». Si c’est un policier qui est blessé par balle sérieusement ou pire tué, c’est la colère des forces de l’ordre qui est à craindre…
Quelle solution, selon vous, pour endiguer ces bandes, sachant aujourd’hui que des experts confirment que le contexte social et l’urbanisme n’y sont pour rien ?
Donner les moyens de travailler et les consignes aux effectifs sur place. Arrêter l’angélisme en matière de peines en comprenant que la dangerosité de ces délinquants dépasse la simple analyse d’un article du code pénal mais s’inscrit dans une délinquance organisée. Travailler sur le renseignement judiciaire opérationnel et doubler tout cela d’un travail social et de prévention notamment pour les plus jeunes sur le terrain. Sans sécurité, les travailleurs sociaux travaillent à fonds presque perdus dans la majorité des cas.
Il faut briser le cercle de renouvellement de ces générations de délinquants qui existe depuis un quart de siècle, voire plus. Pour le dire clairement, les discours se suivent du PS à l’UMP, ne se ressemblent pas, mais l’échec est clairement le même.
J’ai quelques solutions : Neutralisation de la délinquance d’habitude, création d’un délit d’entraînement de mineur dans la délinquance (demandé justement par l’association « AC le feu » après les émeutes de 2005), accompagnement et encadrement de ceux qui l’acceptent et travail de prévention doivent être des volets non antagonistes mais complémentaires mais surtout pas substitutifs. Il faut le faire sans angélisme, que le gouvernement soit de droite ou de gauche, c’est une question républicaine avant d’être une carotte politique !
En effet, la « culture de l’excuse » chère à la gauche est totalement étrangère aux motivations des délinquants qui sont de vrais capitalistes que seuls l’argent et le profit intéressent. La surenchère par la Loi, prônée par la droite, les fait marrer doucement. Ils savent qu’ils ne risquent actuellement finalement pas grand chose…
Il faut également clarifier la réalité et les instructions. Monsieur Sarkozy dit blanc. L’opposition dit évidemment noir. Alors pour essayer de ratisser large, sur le terrain on donne des consignes grises. Le gris, en matière de police, c’est la couleur du « démerdez-vous », celle de l’article 22 en argot policier… C’est à dire : « Ayez des résultats pour que ma carrière soit assurée, mais pas de vagues… »
Certains patrons sont des exceptions, mais ils sont devenus rares. Je peux comprendre car ils sont aussi des fusibles. Un peu plus chers sans doute qu’un simple gardien de la paix, mais interchangeables aussi facilement. Tout cela manque quand même de prestance, de « gueule » comme on dit chez les militaires.
En 2012, selon la petite blague de certains députés UMP « ce sera Martine (Aubry) ou Marine (Le Pen), ce gouvernement et nos politiques n’ont-ils pas entendu le ras-le-bol des français en 2002 ? Sarkozy a-t-il perdu la mémoire ?
Le tout est de savoir, pour reprendre l’expression d’un de mes amis, si Monsieur Sarkozy à atteint le « PNR », le point de non retour comme disent les pilotes d’hélicoptères en mission. C’est à dire s’il peut redevenir crédible en matière de sécurité publique. Je vais lui donner un conseil taquin. Si le PNR est atteint, il lui faudra donc faire le chemin du retour à pied ou à la nage… Plus que jamais donc, ce ne sont pas sur les conseillers des fauteuils de l’hôtel Bristol qu’il faut qu’il compte, ceux-là ne bougeront pas, surtout s’ils pensent que la cause est perdue, mais sur son « infanterie » en matière de sécurité publique : les gardiens de la paix. Encore faut il qu’il arrive à leur donner l’envie de le suivre…
Propos recueillis par Jean-Paul Ney
Photographies : (c)Jean-Fabien (couleur), Archives Marc Louboutin (noir et blanc).
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La politique du gouvernement en matière de sécurité est simple à comprendre: Moins d’action ripostes plus de travail de fond avec des caméras.
Un jeune qui déboule à scooter dans un supermarché, qui manque d’écraser 15 personnes, qui insulte les gens à tours de bras..n’est absolument pas inquiété sur le moment. S’il n’a pas de casque, nous avons ordre de ne pas le poursuivre. Le pauvre petit pourrait se faire mal. « Allez plutôt le cueillir chez lui. Ah? vous ne voyez pas son visage sur la caméra? Bah faites un pv de renseignement et faites des patrouilles dans le secteur. » dit le patron.
En attendant les femmes et enfants ayant assisté à la scène, tremblant de peur, n’ont qu’à rentrer chez eux. Ils ne représentent rien pour la carrière des grands..
Avant c’était: insulte envers policier –> deux tartes –> « je m’excuse monsieur » –> pas de procédure. –> plus de problème avec l’individu.
Maintenant c’est: insulte envers policier –> « attention Monsieur vous nous outragez! » –> insulte —> interpellation avec usage de la force strictement nécessaire. –> autorité: « mais pourquoi l’avoir ramené? Qu’est-ce que vous avez fait pour qu’il vous insulte? Vous ne pouviez pas faire autrement?
A force de voir les braves gens défendre systématiquement les délinquants il ne faut pas s’étonner non plus que les flics ne font plus le taf.
Nous prenons de gros risques pour vous..et quand nous le faisons nous nous retrouvons seuls. Vous ne nous soutenez pas, nos patrons non plus..
Et pourtant on se lève tous les jours, avec cette envie de faire le bien, de défendre notre mode de vie, nos coutumes, nos valeurs.
Je suis flic. J’ai accepté de mettre ma vie au service des autres. J’ai envie de prendre des risques pour aider une personne qui en a besoin. J’ai accepté un salaire de misère..mais je n’accepte pas qu’on me marche dessus, qu’on me mette dos au mur, qu’on m’accuse d’avoir voulu faire le vrai travail du policier, qu’on me traite de menteur..
J’ai envie de dire à tous ces gauchistes de merde qui ne sont pas contents: mais allez voir dans les autres pays si on marche sur la police. Allez insulter un flic, allez ouvrir votre grande gueule à tout va. Il n’y a que dans un pays aussi dégénéré que le notre ou on puisse voir des racailles en liberté, brulant le drapeau national, sans être immédiatement interpellés, corrigés et emprisonnés.
La france a la police qu’elle mérite. les politiciens baissent leurs pentalons, la population s’offusque et le petit flic au milieu essaye de s’en sortir sans trop de casse..
Merci pour tes actions Marc…
je suis cent pour cent d accord avec vous monsieur nico il faut une mobilisation general je dirai meme un plan marshal de la securite et du respect vive la republique et vive la france
Si la délinquance prolifére c’est que dans ce milieu non appréciée il s’y trouvent des agents qui ne sont que dans ce milieu pour abuser de leur pouvoir et, ne pas se lever le matin pour y faire un travail remarquable. Nombreux êtes vous et nombreux à vous dénigrer les uns sur les autres. Nous ne sommes pas en sécurité avec des délinquants dit policiers. Vous êtes surement une minorité à faire votre travail avec intelligence. Beaucoup de bavures et d’injustices dans ce milieu. Très peu de commisssariats exerce leur profession conscieusement. Un coup énorme pour vos uniformes, formations et autres. L’abus de pouvoir est condamnable. Et pourtant dieu sait que beaucoup se réfugie dans ces services pour abusé de leur pouvoirs. Aucune confiance en cet institut…….
J’a indiqué ce site web qui n’en est pas un puisque facebook mais je suis administrateur du Blog de Police et je remercie Marc Louboutin de me faire confiance.
Il oublie une chose, ou plusieurs, notre ami Marc : les collectivités locales ont un rôle immense à jouer en matière de prévention/socialisation/déghoïtisation et que font-elles ?!
Construire du logement social, c’est bien beau, surtout qu’on a ensuite le sentiment d’avoir rempli ses obligations. Est-ce une fin en soi ? Loger les sans toits, c’est une nécessité, construire à outrance n’a aucun sens et rejouer le coup de la mixité sociale ça ne passe plus.
Depuis 25 ans de nombreux maires n’ont pas écouté / entendu les signaux d’alerte des éducateurs de prévention : des commandants et commissaires de police, référents par excellence des troupes en bleu, des associations. Pourquoi ?!!
Carriérisme ? impopularité ? déni de la vérité ou des prévisions ?
J’entendais un com principal il y a 25 ans qui disait lors d’une réunion de prévention sur la délinquance, que dans tel quartier, selon les » renseignements « , il y avait des centaines de bébés qui grandiront et dont nous ne saurons qu’en faire (familles déjà en échec, chômage, alcool, monoparentalité) dans quelques années. Personne ne l’a écouté : il avait raison, 15 ans plus tard, la cité implosait.
Et puis Marc, au sujet de la prévention, il faut absolument que les éducateurs admettent un moment qu’ils ont en assez fait et qu’ils doivent se tourner vers autre chose. Un éduc de prévention qui fait ce travail depuis 20 ou 25 ans n’est plus crédible, n’a plus la moelle.
Mettre des » grands » [des cités] en médiateurs est une erreur grossière, vérifiée maintes et maintes fois.
Je ne suis pas policier mais dans un autre cadre, je rencontre 5 à 6000 jeunes par an. J’entends ce qu’ils disent et qui n’annonce rien de fameux pour les années qui viennent. Le renseignement vient aussi de là : d’eux mêmes, dans les collèges, CFA et lycées. Les jeunes sont à même de renseigner sur leurs attentes, pourvues qu’ils en aient, sur les leurs et celles des groupes.
Sans pour cela être des » balances « .
Il faut enfin écouter les parents, les familles, désemparées parfois, dans tous les endroits où l’on peut les rencontrer (ce qui n’est pas le plus facile !)
Personnellement, je crois plus dans le projet Sarkozy/Fillon [p/le gouvernement] qu’en celui des autres qui ont tout laissé faire depuis 2001 et veulent tout redresser aujourd’hui.
» l’affrontement » Royal-Sarkozy révélait de nombreuses erreurs de Mme Royal au cours du débat dont on se souvient tous. Qu’on nous préserve d’avoir un jour une chef de l’état de cet acabit.
Malheureusement à ce jour notre métier est bafoué; je suis un FLIC de 51 ans et je suis prêt à travailler jusqu’à 65 ans si Dieu me garde force, car j’aime mon métier. J’aime savoir chaque matin quand je pars au boulot que je vais rendre service à mes concitoyens, j’aime savoir que je vais apporter un peu de soulagement aux victimes et participer à rendre ma cité plus sereine. Mais chaque jour qui passe me font douter, nos politiques n’ont pas conscience de nos difficultés, ils ignorent la dureté du métier, l’angoisse de nos familles, le stress permanent. A gauche comme à droite ils ont oublié que nous sommes avant tout des hommes et des femmes, avec nos convictions nos doutes et nos angoisses. Ils ne savent pas ce que c’est de ne pas avoir de matériel pour travailler, des véhicules à bout de souffles, des crédits rognés, des gilets pare-balles obsolètes, des services comme le mien ou il faut parfois fournir son papier, ses CD-ROM et pleurer pour avoir un informaticien capable de nous donner une cartouche d’imprimante, ou d’améliorer des systèmes lents et poussifs. Par contre ils ont su promettre une prime annuelle de 65000€ aux Préfet en cas de bon résultats, ce qui a eu comme effet pervers de mettre en place la politique du chiffre, il faut des C.R.E (Compte Rendu d’Enquête) pour les B.S.U (Brigade de Sureté Urbaine), de la batonnîte pour les BAC, et des T.A (Timbres Amendes) pour les équipages en tenue. De temps en temps un Ministre monte à l’arrière d’un véhicule B.A.C et il pense que tout va aller mieux, il déclare à grands renfort de presse la création d’un G.I.R départemental, mais il oublie de dire que les services travaillent avec une diminution constante de son personnel (pour exemple en ce moment je travaille dans une B.S.U, et nous sommes en tout huit au mois d’août, pour une ville de quarante mille habitants sans compter les quelques 150000 touristes, alors on gère le tout venant sans pouvoir traiter les dossiers en souffrance qui prennent du retard.
Maintenant les jeunes rentrent dans la Police avec des diplômes universitaire, car il n’y a plus de boulot, mais peut-être un sur vingt entre dans la carrière par conviction. Nos patrons deviennent des comptables, finis les anciens Grands Flics, qui devenaient des vrais Patrons. Pendant ce temps nos syndicats se déchirent pour savoir qui aura la plus belle part du gâteau, se congratulent quand ils arrivent à s’octroyer des promotions alors que la seule chose qu’ils ont arrêté c’est le bus pour monter dedans et encore…..
Et par dessus tout cela il y a les médias toujours prêt à bouffer les flics, ces tortionnaires qui poursuivent les jeunes gens dans les transformateurs ou renversent les gentils motocycliste, ou leurs assènent des coups de Tonfa ou de flash-ball. ils oublient trop souvent les fonctionnaires blessés dans leurs chairs, et ne se demandent pas pourquoi il y a autant de suicide dans la profession, pourquoi des collègues préfèrent lever le coude pour oublier, pourquoi notre profession est une de celle où on divorce le plus, pourquoi notre orphelinat est aussi performant, mais cela ne fait pas vendre les journaux et ne fait pas d’audimat. On préfère renvoyer la faute sur les policiers ou les magistrats qui rencontrent les mêmes problèmes que nous. Il serait de nommer un vrai Ministre, un ancien « PATRON » qui aurait réussi une vrai carrière et non pas un copain de l’ E.N.A, quelqu’un de terrain qui aurait touché du doigt le métier. Je pense encore que FLIC signifie Fonctionnaire Loyal Intègre et Courageux; mais pour combien de temps encore.
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