Le flic Louboutin ne tire plus à blanc

L’auteur de « Métier de chier. Lettres à Nicolas » se lâche dans notre interview-vérité.

Marc Louboutin a été, entre 1985 et 2001, inspecteur puis lieutenant de police, successivement en poste à Paris, Chambéry et Quimper. Spécialiste des interventions de flagrant délit, il a encadré diverses unités (brigade des mineurs, poste ZUP – zones à urbaniser en priorité -, groupe d’intervention et de recherches, unité de traitement judiciaire, groupe de lutte contre les stupéfiants). Titulaire de la médaille de bronze des actes de courage et de dévouement pour l’arrestation en 1986 de Michel Vaujour, Marc Louboutin a rendu cette décoration avec toutes ses lettres de félicitations avant de démissionner en 2001. Journaliste et photographe indépendant depuis cette date, il a lancé en août 2009 un blog sur Facebook, « Le blog de police », qui est une interface de dialogues alimentée par un fil d’actualités sur le thème de la sécurité publique en général.

Il est l’auteur de « Métier de chien. Lettres à Nicolas » paru en 2007 aux éditions Privé. Ce livre, qui raconte son passé de 16 ans dans la Police nationale, est aujourd’hui indisponible. L’auteur s’estime victime d’une censure liée à son intervention, en 2009, dans l’émission Complément d’enquête (France 2) sur le malaise actuel de la Police. Selon lui, les livres ont disparu du jour au lendemain de toutes les librairies alors qu’il en restait encore environ 2 000 exemplaires à vendre. En conflit avec son ancienne maison d’édition, Marc Louboutin cherche aujourd’hui à rééditer son livre chez un nouvel éditeur et a déjà commencé l’écriture de plusieurs autres ouvrages dont la première investigation au cœur de la police avec plus d’une centaines de témoignages recueillis à ce jour.

Parce qu’il le vaut bien, c’est sans fioritures que nous nous sommes entretenus avec celui qui, depuis plus d’un an, fait bouger tous les policiers de France et de Navarre au point de secouer les hauts sommets de la pyramide Sarkozy.

Il parle du malaise dans la police, des banlieues, des émeutes, de la délinquance, de l’incompétence latente des conseillers « présidentiels », il tire sur la sonnette d’alarme, lui le porte parole officieux des flics de France. Sa passion du service de l’État est encore ancrée en lui comme marquée au fer rouge. « Marco » ne lâchera pas le morceau d’aussi tôt, on ne fait pas plier si facilement celui qui fut l’un des meilleurs éléments de sa génération.

Pouvez-vous nous présenter le groupe « Le Blog de Police » que vous avez crée sur Facebook ?

Le Blog de Police est un Groupe Facebook d’Informations et de débats sur la sécurité publique et la réalité du travail et des missions des forces de l’ordre. Il regroupe environ 7000 inscrits, en grande majorité des policiers de base, des gardiens de la Paix, mais aussi des citoyens curieux et concernés par la réalité de l’État de la Sécurité Publique, environ 20 000 policiers le fréquentent régulièrement pour s’informer. Il faut préciser que l’inscription permet d’intervenir dans les débats.

Ce groupe fonctionne comme un magazine, avec un fil d’actualités en continu sur le thème assez général de la Sécurité Publique. Nous existons depuis un an, le Blog de Police est connu dans l’ensemble des services de police, devenu de fait un média qui permet de véhiculer l’actualité et des débats de manière plus complète et rapide que les supports traditionnels.

Comment se présente-t-il ?

L’information de base, sous forme de liens vers les sites internet des titres de presse est complétée par des témoignages de terrain, souvent par les fonctionnaires de police directement concernés comme acteurs. C’est une sorte de soupape au devoir de réserve qui a vu son utilité transformée au fil du temps pour partir d’une préservation évidente des éléments d’enquête et opérationnelle afin d’organiser une sorte de black out sur l’information factuelle et réelle.

Cette manie de vouloir témoigner vous a valu quelques soucis…

Ces témoignages  de terrain sont une nécessité républicaine que je défends depuis longtemps. Donner la parole aux flics de base pour savoir de quoi l’on parle est la conclusion de mon précédent livre sur ma carrière, au titre évocateur : « Métier de Chien. Lettres à Nicolas » paru en avril 2007 aux éditions Privé. C’est apparemment un angle qui dérange. Les libraires n’ont pas été réapprovisionnées alors que des exemplaires étaient disponibles. Cette affaire fait étonnamment suite à un de mes passages sur France 2 dans « Complément d’Enquête », émission dédiée au malaise dans la Police. Cet éditeur semble-t-il a du mal à apporter une réponse à mon avocate sur ce sujet… Dans le même état d’esprit je me suis fait débarquer de VSD, hebdomadaire auquel je collaborais à plein temps, début 2004, suite à un article intitulé « Paroles de Flics », contesté vivement par M. Gaudin qui était alors DGPN…

Tout cela n’arrive sans doute pas par hasard. Mais je préfère croire que c’est plus le fait de courtisans que d’une réelle volonté politique du gouvernement ou de l’ancien Ministre de l’Intérieur, ce qui revient un peu au même. Force est de constater qu’aujourd’hui les policiers de base sont toujours pour le moins sceptiques sur la portée des discours officiels. D’où la nécessité de cet espace de liberté de discussion.

Et je suis toujours là, malgré tout, pour la permettre. Au grand désespoir de certains sans doute… Ils doivent finir par me prendre pour le ‘Bruce Willis’ de la liberté d’expression des flics de base…

Les informations sur le blog de police remontent de la base voire du commandement de la police, cela veut-il dire que les policiers ne croient plus aux syndicats pour parler des conditions du métier ?

C’est un peu plus complexe que cela. Les syndicats négocient tout ce qui est statutaire et évolution de carrières (mutations, avancement), ils sont donc quasiment incontournables pour les policiers. Néanmoins leur pouvoir de négociation est perçu par les effectifs comme la contrepartie d’une certaine souplesse avec le gouvernement.

Les effectifs de base ont donc légitimement l’impression, notamment en Sécurité Publique, que leur situation sur le terrain n’est pas suffisamment défendue par ces organisations, ils veulent maintenant que les bureaux nationaux tapent du poing sur la table. Cela n’arrivera évidemment pas.

De plus, les détachés au niveau national ont pour certains de brillantes carrières linéaires, des postes honorifiques, des décorations, sinon des promotions purement politiques alors qu’ils ne prennent aucun risque opérationnel – a quelques exceptions près – et seraient techniquement incapables de les assumer. Les troupes de base qui elles sont au contact quotidien d’une délinquance se radicalisant, sont souvent écœurées et vont jusqu’à rejeter ces carrières parallèles administratives.

Certains syndicalistes nationaux ont oublié que la neutralité politique est à la fois un devoir général pour les fonctionnaires et une obligation encore plus particulière pour les policiers. Ils se laissent aller aux tentations de prendre parti. C’est aussi à cause de cela que les policiers sont catalogués, à torts, comme des « militants politiques » proche de l’UMP. Dans la réalité, ils sont très loin de tout cela.

Pour autant, toutes tendances confondues, ils gardent en général confiance dans leurs délégués de terrain qui sont à leurs côtés dans les missions quotidiennes. En fait, c’est un peu comme le pouvoir politique. Deux mondes se superposent et ne se comprennent souvent pas.

Dans les témoignages que vous recevez pour votre nouvel ouvrage, quels sont les plus marquants ?

Ce livre débute de manière ludique des scènes récurrentes que l’on retrouve dans les séries télévisées et les films de cinéma. Son titre « Flic c’est pas du cinoche » résume son objectif : Mettre en miroir ce que les gens pensent savoir de la police et la réalité du vécu de terrain. j’ai reçu environ 600 témoignages de policiers sur une quarantaine de thèmes.

Je ne crois pas qu’une telle enquête ait été réalisée. Ils se livrent sans tabous sur leur gestion de la mort au quotidien, que cela soit sur les enquêtes décès, les affaires criminelles ou les accidents de la route, les dépressions, les suicides dans la police nationale, l’alcoolisme supposé ou réel, la violence, leurs vies de famille et sociales, la gestion des indicateurs, leurs peurs en interventions, leurs blessures en service, au corps et à l’âme, leurs relations avec la hiérarchie

J’ai moi-même appris beaucoup de choses, en dialoguant avec eux. J’ai ri, j’ai parfois pleuré, j’avoue… et aussi je me suis révolté notamment sur certaines situations concernant les moyens de la Sécurité Publique, cette « infanterie de base » de la police nationale.

Beaucoup m’ont dit que ces témoignages leur servaient de thérapie puisqu’ils ne peuvent parler de leur quotidien à personne. C’est difficile d’entendre comment une mère de famille de trois enfants en bas âge, gardienne de la paix, s’est décidée à mettre fin à ses jours avec son arme de service. Une autre, « fana » de son travail de police raconter une dépression de plusieurs années, gravement intoxiquée de « médicaments » après s’être fait très violemment passer à tabac par un gang de rue mais encore entendre un policier raconter comment après quelques jours de boutique une jeune fille de son âge est morte victime d’un accident de voiture et s’est vidée de son sang dans ses bras en attendant les secours. Idem pour ce fonctionnaire pris  un jour sous le feu simultanément d’un lance-roquettes puis d’un Kalachnikov

Et puis les témoignages sur certaines situations, sur les moyens dérisoires pour travailler, alors que le discours gouvernemental raconte exactement l’inverse sont également très décourageants…

J’ai dû éponger avant d’écrire leurs révoltes, leurs détresses, mais aussi leurs réussites et le sens de la dérision qui est depuis toujours le quotidien du flic par rapport aux responsables politiques. Je suis toujours en plein dedans. Le livre sortira en octobre publié par les éditions du Moment. J’espère qu’il ne sera pas frappé par l’autocensure médiatique qui enrobe souvent ce genre d’ouvrages parce qu’il ne va pas dans le bon sens politique ou qu’il dérange les opinions auto satisfaites….

Avez-vous des témoignages de simples citoyens ? Quel est leur état d’esprit ?

Les simples citoyens qui viennent sur le Blog de Police sont souvent en phase avec les gardiens de la paix. Ils ne comprennent plus la politique actuelle du gouvernement en matière de délinquance, qui pour des raisons sans doute électoralistes, produit des discours qui ne sont pas appliqués sur le terrain.

Il y en a qui viennent pour faire du mauvais esprit, ou cultiver la culture de l’excuse propre à certains intellectuels de l’opposition. Ils sont vite recadrés. Leurs opinions ne tiennent pas face aux démonstrations factuelles. En un an nous avons dû bannir seulement une vingtaine d’intervenants pour des discours racistes ou anti-flics. Chez nous, nous gardons comme principes ceux de la République, nous n’avons pas de temps à perdre avec les nuisibles de la pensée…

La rupture entre Nicolas Sarkozy et la police est-elle consommée ?

Je crois qu’il y a une grande incompréhension. Le discours de Monsieur Sarkozy est martial, de manière récurrente, mais sur le terrain les ordres ne suivent pas. Les fonctionnaires de police sont coincés entre le marteau et l’enclume. Ils rejettent la politique du chiffre car ils en connaissent parfaitement et concrètement les arcanes, les absurdités et surtout les manipulations.

Si vous me confiez un département durant trois mois, je vous fais varier durant cette période les chiffres de 10 % sans forcer mon talent. Ils veulent que les missions soient recentrées sur les priorités qualitatives et non plus sur une production chiffrée. Le fossé s’est creusé de manière importante entre Monsieur Sarkozy et les effectifs de base depuis 2007 de manière très sensible. Si les policiers de terrain qui gèrent la sécurité publique au quotidien ne croient plus dans la politique menée par Monsieur Sarkozy, c’est tout de même un vrai constat d’échec pour lui, et ce n’est pas faire de la politique partisane que de l’affirmer. Paradoxalement, d’ailleurs, défendre l’application réelle de la politique de sécurité prônée par Monsieur Sarkozy est considérée dans l’administration comme une preuve de mauvais esprit et pour les « extérieurs » comme moi, comme une opposition politique de fait. C’est totalement schizophrène.

A la place, c’est une surenchère perpétuelle de lois, alors même que l’arsenal actuel n’est pas appliqué. Les policiers en ont assez de cette politique des annonces successives. Ils veulent des actes.

Que doit faire aujourd’hui Sarkozy pour redorer son blason auprès des flics de France ?

J’ai prévenu le conseiller personnel de sécurité, Monsieur Alain Bauer, du danger de la situation actuelle, il y a plus d’un an et demi, lors d’une enquête de préconisations réalisée à sa demande. La situation actuelle était assez facilement prévisible.

Il faut impérativement que Monsieur Sarkozy et son Ministre de l’Intérieur se rapprochent des effectifs de terrain, fassent des audits de moral dans les services et gardent le contact pour connaître la réalité dans la rue et les difficultés réelles de l’exercice des missions de police.

Ce n’est pas le cas actuellement malgré sans doute ce que peuvent raconter à Monsieur le Président ses conseillers, dont les diplômes à rallonge n’ont jamais arrêté le moindre délinquant. Il faut impérativement que le Président Sarkozy sorte de la communication de surface, qui commence à lasser tout le monde, même ses partisans, pour rentrer avec détermination dans le factuel et la réalité.

Je vais vous donner un exemple parlant d’absurdité politique qui révolte les policiers : Lorsque Monsieur Sarkozy était Ministre de l’Intérieur, le nombre de gardes à vue est devenu un outil de performance statistique. En fonction, des consignes ont été données pour les systématiser. Que peuvent faire les policiers d’autre que de les appliquer ? Le trois février de cette année, devant la polémique sur l’augmentation et le nombre de ces mesures dans le bilan de l’année 2009, Monsieur Fillon, Premier ministre – donc responsable de son gouvernement et des consignes données par les différents ministres de l’Intérieur depuis 2007 – déclare : « Je suis choqué du nombre de gardes à vue dans notre pays ». « (Les enquêteurs) utilisent les gardes à vue comme des moyens de pression pour obtenir des aveux »..

Autant dire que Monsieur Fillon nie les instructions données sous sa responsabilité pour jeter les policiers en pâture à la presse…qui évidemment s’en régale et lapide les pratiques policières sans se poser de questions… Il ne faut pas s’étonner ensuite du désamour entre les policiers et le gouvernement. Quand on commande on assume. C’est une règle. Intransigeante, difficile et ingrate, surtout lorsque l’on se trompe. Mais on ne se tourne pas vers les simples exécutants pour les dénoncer injustement…

Les policiers, comme le disait un de mes amis chroniqueur de radio, sont « dopés à la République citoyenne ». Monsieur Sarkozy doit sortir de son rôle de patron de l’UMP pour devenir radicalement le représentant de la République, de tous les français, pour lequel il a été élu, n’en déplaise à l’opposition politique.

Qu’il oublie les prochaines élections. Tout cela brouille le discours et en matière de sécurité publique il est facile de constater qu’il est entre deux chaises. Policier, c’est un métier. Qui s’apprend et s’exerce dans la rue. Tant qu’il sera coupé de cela, Nicolas Sarkozy sera à côté de la plaque. Aujourd’hui la priorité c’est de rétablir l’ordre républicain partout en France. Ce n’est à l’évidence plus le cas. Lorsque l’on pense qu’à Grenoble on doit mettre les policiers sous protection pour les protéger de « contrats » lancés contre eux par des simples délinquants de banlieue, on se rend bien compte de la situation exacte dans laquelle nous sommes.

Le gouvernement joue en défense face à une petite équipe de voyous. C’est tout de même inconcevable. Je ne doute pas qu’actuellement il y ait des policiers compétents et leurs cadres, qui travaillent efficacement sur ce dossier. Mais c’est justement que cette situation ait pu arriver qui est incroyable dans un État de droit. je crois qu’on a oublié qu’il n’y a pas de « zones de non-droit » comme le titrent les journaux. Soit c’est la loi de la République qui s’applique, soit celle des voyous. Dans la rue, n’en déplaise aux idéalistes pleins de bons sentiments, c’est la loi du plus fort.

Selon vous Nicolas Sarkozy es-t-il mal conseillé ?

En ce qui concerne la réalité du terrain, je ne suis pas certain que les informations remontent. Je suis loin de penser que Monsieur Sarkozy est un imbécile. Alors quand je vois les constats factuels des policiers de base et les discours récurrents qui, sous des airs guerriers, ne reflètent qu’une forme d’impuissance, je ne peux que me poser légitimement la question de savoir où passent les informations…

Il faut de toute urgence que Monsieur Sarkozy reprenne – sous une forme qui lui appartient évidemment – le contact avec la réalité et s’éloigne résolument des discours théoriques qui sous forme de slogans répétitifs ne fonctionnent plus, même à droite.

Si ce sont ses conseillers qui persistent à le diriger vers cette politique, il me semble évident qu’il faut qu’il prenne de la distance et revienne dans la réalité.

Aujourd’hui, pour être conseiller, il faut apparemment avoir un cursus universitaire long comme un jour sans pain, faire partie de cercles d’influence ou être un militant politique. Où se trouvent l’esprit Républicain désintéressé et la compétence technique dans son premier cercle ?

Je suis certain que pas un conseiller en sécurité de Monsieur Sarkozy n’a croisé un délinquant dans la vraie vie et encore moins discuté sans réserve avec un simple gardien de la paix. Difficile dès lors de se trouver au cœur du sujet.

Je le répète : « flic c’est un vrai métier. »

Pour vous donner un exemple, j’ai proposé à plusieurs reprises, par différents canaux, d’organiser la remontée des informations de terrain concernant le sentiment des gardiens de la paix, leur moral et leurs constats dans l’exercice de leurs missions. Un proche de Monsieur Sarkozy m’a répondu ‘Si vous voulez faire de la politique, faites en’. … ‘Le Président de la République a décidé de ce qu’il voulait faire, et après tout, c’est lui qui se présente aux élections. Ni vous, ni moi.’

J’ai bien entendu le message. Et c’est bien pour cela que je vous accorde cette interview… La politique cela commence avec la prise de parole publique. Reste à savoir si Monsieur Sarkozy est à l’écoute.

Pour le reste, ma démarche s’inscrit dans une logique purement républicaine. Pas partisane. j’ai d’ailleurs conseillé également, techniquement en matière de police, des élus écologistes ou socialistes.Concernant la Sécurité Publique, pour être pertinent, il faut être au dessus des querelles de partis, des œillères militantes et des opportunismes de Cour. C’est une grande question républicaine qui concerne *tous*  les français sans exception.

Au final, c’était donc un avis de non recevoir. Peut-être que les constats des policiers ne sont pas les bienvenus dans la partie à fleurets mouchetés qui se joue à la proximité du pouvoir. Loin de ces duels courtois pour une place au soleil, sur le bitume et dans l’ombre, les fonctionnaires de police sont pris pour cible par des vrais pavés et des balles réelles.

Lire la suite de l’interview sur ce lien

Propos recueillis par Jean-Paul Ney
Photographies : (c)Jonathan Abbou (sépia) & (c)Arnaud Février (couleur)

MISE A JOUR: 28 juillet 2008 à 12:00 : Correction orthographique et mise en forme des paragraphes

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18 Réactions à Le flic Louboutin ne tire plus à blanc

  1. Ozog 27 juillet 2010 à 18 h 55 min

    Il y a aussi des gendarmes inscrit sur le blog . c’est important de le préciser pour le ralliement des forces de l’ordre et des ministére .

    Répondre
  2. catleen 27 juillet 2010 à 19 h 14 min

    Quand je dis qu’il a l’étoffe d’un porte parole je me trompe pas. Chapeau tiré bien bas Monsieur Marc !

    Répondre
  3. Aurélien PONCINI 27 juillet 2010 à 20 h 29 min

    Superbe article, comme d’habitude de la part de Jean-Paul où de Marc :)

    Répondre
  4. cowboy 27 juillet 2010 à 20 h 38 min

    Tout est dit, merci d’être là Marc !!!

    Répondre
  5. Marc Louboutin 27 juillet 2010 à 23 h 00 min

    Ozog,
    Oui, il semblerait qu’il y ait des gendarmes, mais règlement oblige, sans doute, ils sont très discrets…
    Il y a également pas mal de policiers municipaux et de douaniers, plus présents et également des pompiers…
    Finalement, notre couleur c’est résolument le bleu…;-)
    Amitié à tous.

    Répondre
  6. John 28 juillet 2010 à 9 h 33 min

    Un grand merci à toi Marc pour tout l’énergie et surement le temps^^ que tu consacres au blog police ou pour la cause des policiers en général.
    Grâce à toi notre métier de policier est peut être un peu mieux compris par la population et par le gouvernement (ça c’est moins sur :) )
    Bref un grand merci encore Marco

    Répondre
  7. fenrick 28 juillet 2010 à 9 h 44 min

    continuez, Marc et Jean-Paul..

    vous faites partie « des voix des bleus » (quels qu’ils soient) en disant tout haut les faits purs et sans politisation..

    courage à tous les collègues qui cotoient le monde et tentent de faire leur métier malgré tout les obstacles que la république met elle même en place…

    car finalement, ce métier, on l’a choisi, on l’aime….

    Répondre
  8. Cat 28 juillet 2010 à 10 h 57 min

    Tu as été bleu et tu le restes, merci pour nous tous Marc

    Répondre
  9. PARENT 28 juillet 2010 à 10 h 58 min

    Merci à toi Marc d’être notre porte parole et de faire savoir toutes ces invraisemblances, injustices, que nous nous avons bon aborder mais que personne ne veux entendre. Même si nous aimons notre travail, car au jour d’aujourd’hui il faut aimer ce « taf » pour rentrer chez nous, le moral des troupes est au plus bas. Je parle en tant que chef de brigade et j’ai de plus en plus de mal à motiver mes gars devant toute cette injustice qui les force à courber le dos chaque jour de plus en plus. « Faites vous plaisir lors de votre vacation » voilà le mot d’ordre de chaque prise de service.

    Répondre
  10. Anonyme 28 juillet 2010 à 13 h 51 min

    Tu es dit, y a rien a rajouter. Seulement toutes ces paroles rien n’a changé, ne change ou ne changera. ( bien entendu, je parle de changement positif car ca ne fait ke empirer). Comme c’est dit, dehors c le loi du plus fort….. Il n’y a qu’en france oú on croit kon peut faire une omellette sans casser des oeufs! Franchement, cela n’engage que moi, mais ras le bol des beaus discourts, que la poudre parle puisque certain ne comprenne que cela. Marre d’etre la honte de se pays, marre de faire rire le monde entier par notre debilité légendaire qui se voit sur tout les sujet dont la securité.

    Répondre
  11. Lucyfer 29 juillet 2010 à 10 h 03 min

    Encore une fois, merci Marc ^^ Tu fais beaucoup pour nous!

    Répondre
  12. herve 30 juillet 2010 à 7 h 54 min

    je recherche la vrai verite sur la mort de mon pere qui etait policier a paris il a ete tue LE 23 AVIL 1990 A PARIS il s appele alain pelletier on a eu plusieur version de la mort de mon pere et on a demande a ma mere de se taire si non elle n avait pas pension de mon pere. ils ne nous ont pas mis en contact avec un spycologue cela est tres bizard on n a impression qui s on sait l autruche. on arrette pas de se demande qu est qui c est passe ce soir la et plus mon pere est mort tout seul ils nous on conctat qu au matin quand j allais partir a l ecole et qu il avait ete toucher des heures plutot.

    Répondre
  13. Marc Louboutin 30 juillet 2010 à 13 h 24 min

    Hervé :
    Contactez moi par mail.
    marclouboutin@gmail.com
    Je vais essayer de trouver.
    Cordialement
    Marc Louboutin

    Répondre
  14. Pingback: Parole de flic, suite de l’interview de Marc Louboutin | Les Grandes Oreilles

  15. christian louboutin 21 août 2010 à 7 h 47 min

    Votre article m’a donné beaucoup d’inspiration. Merci beaucoup!

    Répondre
  16. frostwire download 29 novembre 2010 à 5 h 38 min

    one can argue that it can go both ways

    Répondre
  17. Pingback: Crises suicidaires dans la police et sécurité des citoyens | Les Grandes Oreilles

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